L'idée d'un «chat unique» fait bondir les médias français

Surpopulation

 

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Des médias français dressent un parallèle entre l'idée lancée à Zurich d'un «chat unique» - un félin par foyer - en Suisse et la place des étrangers dans le pays.

Voilà une nouvelle qui ne sera pas passée inaperçue de l'autre côté de la frontière. Un article du Matin Dimanche publié le 1er juin dernier évoquait un rapport de la Zürcher Tierschutz (protection des animaux zurichoise) au sujet d'une éventuelle surpopulation de chats domestiques en Suisse, «et la menace qu’ils représentent pour la faune».

La biologiste zurichoise Claudia Kistler, coauteur de cette étude et citée dans l'article, y préconisait un chat par foyer - et pas plus, pour «stabiliser, voire diminuer cette population afin de préserver la faune». Et de préciser que «cela ne peut marcher que sur une base volontaire, pas contraignante». La «recommandation» sera débattue par les organes locaux, apprend-on encore.

Étrangers et chats, même «combat»?

Dans un article du Monde , publié le 28 septembre, sur le même sujet et portant la même signature, un parallèle est esquissé pour les lecteurs français.

«En février, les Suisses votaient pour l'introduction de quotas de travailleurs étrangers. En novembre, ils retourneront aux urnes pour se prononcer sur la limitation de l'immigration pour protéger l'environnement. Entre deux référendums sur la place des étrangers, les Helvètes se penchent sur un autre quota : celui des chats.»

«Une sorte de Minouarrêt»

La veille, sur un blog de Médiapart, un auteur s'amusait déjà de la comparaison: «Ça se passe en Suisse. Cela avait commencé par un referendum-hum, hum ! sur les minarets. Voilà que ça continue avec une interrogation sur le nombre croissant de chats en Suisse (là-bas, le chat échéant n'est pas rare) : dans les têtes plane une sorte de Minouarrêt».

Et au site AuFéminin.com de conclure ce lundi 29 septembre: «Face à de telles mesures, nous sommes en droit de nous demander : la Suisse n'en fait-elle pas un peu trop ? Son obsession des quotas qui concernaient dernièrement le nombre d'immigrés sur le territoire, n'irait-elle pas un peu trop loin?»

«Selon le système législatif suisse, la question pourrait tout de même être posée aux électeurs» explique L'Express. «Un débat qui pourrait peut-être finir en référendum vu l’ampleur», renchérit Direct Matin.

 

 

                                                                                                                                                           (Newsnet)

 

Source : " Le Matin " du 30.09.2014

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