Dans la série : " Les écrivains & leur chat "

 

Céline et son chat Bébert : 

photo Céline et son chat bebert

 

 

Le chat de Louis-Ferdinand Céline est si célèbre qu'il apparaît dans plusieurs ouvrages de son maître .

 

Céline chat Bébert

L' Académicien Frédéric Vitoux a raconté l'histoire de ce chat hors du commun dans un livre paru en 2008 (réédition) aux Editions Grasset, intitulé simplement "Bébert le chat de Louis-Ferdinand Céline" dont voici la présentation de l'éditeur :

 

« Un chat c’est l’ensorcellement même, le tact en ondes… » notait Louis-Ferdinand Céline. Et Bébert, énorme matou tigré au maintien à l’intelligence prodigieuse, aussi glouton et râleur que fidèle, n’était pas un chat ordinaire… Abandonné par son premier maître, l’acteur de cinéma Le Vigan, longtemps vagabond dans Montmartre au temps de l’Occupation, il est recueilli par Céline et sa femme et va partager leurs errances, leurs aventures, leur misère, leur exil. Céline en a fait l’un des héros de ses derniers romans – ces chroniques hallucinées de l’Allemagne de la débâcle -, et l’un des chats les plus célèbres de la littérature française.

 

Même "le Figaro" en a parlé lors de sa sortie  :

 "Bébert , le chat de Louis-Ferdinand Céline"  de Frédérick Vitoux

Invariablement vêtu d'un costume rayé en pure laine de gouttière, grand de taille, râleur de nature, Bébert entre en scène en 1935, au rayon animaux de la Samaritaine. Il prend congé à Meudon, en 1952. Entre-temps, débuts chez l'acteur Robert Le Vigan et sa chérie Tinou. Quand ils s'engueulent, Bébert va dans la rue, maigrit. Quand ils s'aiment, il regagne la maison, s'étoffe. Un jour, la guerre venue, Céline l'adopte. Ils ne se quittent plus. Au fil d'une biographie finement attentive et dont la réédition est une vraie bonne surprise, Frédéric Vitoux nous entraîne à Sigmaringen, bourgade et château d'opérette où les fourgons allemands ont débarqué Pétain et deux mille collabos de tout poil, azimutés et fantomatiques. Bébert y fait sa pelote. Mais il faut déguerpir. Céline le confie à un épicier. Il s'évade, rejoint ses maîtres, traverse l'Allemagne en feu dans un sac à dos percé de trous, bravant les règlements qui imposent l'élimination des animaux qui ne sont pas de race... « Cachots, bivouacs, cendres, toute l'Europe... », note Céline, dont Bébert devient une sorte de coauteur des livres de l'après-guerre. Quand le romancier et Lucette Almanzor rentrent de l'exil danois, ils ne sont pas seuls : outre le greffier râleur, il y a les chats Flûte, Poupine et Thomine, la chienne Bessy. Mais Bébert n'est pas seulement un animal. C'est quelqu'un qui a un cancer généralisé, qui est foutu : « Il est mort agile et gracieux, impeccable », écrit son compagnon de route.

Source : www.lefigaro.fr Bernard Chapuis

couve Sigmaringen Assouline

Lire aussi : « Sigmaringen » de Pierre Assouline

Collection Blanche, Gallimard

Parution : 9 janvier 2014

Nous retrouvons les aventures de Bébert  et de son non-moins célèbre maître Céline lors de son exil allemand, racontées en partie par Pierre Assouline dans son dernier roman "Sigmaringen" paru en janvier dernier chez Gallimard .

Extrait de la présentation de "Sigmaringen " de Pierre Assouline :

" En septembre 1944, un petit coin d'Allemagne nommé Sigmaringen, épargné jusque-là par les horreurs de la guerre, voit débarquer, du jour au lendemain, la part la plus sombre de la France : le gouvernement de Vichy, avec en tête le maréchal Pétain et le président Laval, leurs ministres, une troupe de miliciens et deux mille civils français qui ont suivi le mouvement, parmi lesquels un certain Céline.


Pour les accueillir Hitler a mis à leur disposition le château des princes de Hohenzollern, maîtres des lieux depuis des siècles.  (...) "

 

Source : www.gallimard.fr